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Erich Wolfgang Korngold : Vier Lieder des Abschieds op. 14, nr 1 Sterbelied — Anne Sofie von Otter, Bengt Forsberg

Sterbelied

Laß, Liebster, wenn ich tot bin,
laß du von Klagen ab.
Statt Rosen und Zypressen
wächst Gras auf meinem Grab.
Ich schlafe still im Zwielichtschein
in schwerer Dämmernis —
und wenn du willst, gedenke mein,
und wenn du willst, vergiß.

Ich fühle nicht den Regen,
ich seh’ nicht, ob es tagt,
ich höre nicht die Nachtigall,
die in den Büschen klagt.
Vom Schlaf erweckt mich keiner,
die Erdenwelt verblich.
Vielleicht gedenk’ ich deiner,
vielleicht vergaß ich dich.

— Christina G. Rosseti, aus dem Englischen von Alfred Kerr.

Traduction ici / Original english text here 

Cependant la Médecine et la Jurisprudence ne sont que les cadettes de la Poésie, de la Musique et de la Danse, car sûrement le genre humain n’a pas commencé par être malade et plaideur.
Louis Fuzelier, Le Triomphe de la Bagatelle, sc. 4.
Le Rat et l’Éléphant

Un Rat des plus petits voyait un Éléphant
Des plus gros, et raillait le marcher un peu lent
De la bête de haut parage
Qui marchait à gros équipage.
Sur l’animal à triple étage
Une Sultane de renom,
Son Chien, son Chat, et sa Guenon,
Son Perroquet, sa vieille, et toute sa maison,
S’en allait en pèlerinage.
Le Rat s’étonnait que les gens
Fussent touchés de voir cette pesante masse :
Comme si d’occuper ou plus ou moins de place
Nous rendait, disait-il, plus ou moins importants.
Mais qu’admirez-vous tant en lui vous autres hommes ?
Serait-ce ce grand corps, qui fait peur aux enfants ?
Nous ne nous prisons pas, tout petits que nous sommes,
D’un grain moins que les éléphants.
Il en aurait dit davantage,
Mais le chat sortant de sa cage
Lui fit voir en moins d’un instant
Qu’un Rat n’est pas un Eléphant.

— Jean de La Fontaine, Fables, VIII, 15.

L’indolence est toujours indocile.
Alexis Piron, La Métromanie, acte II, sc. 4.
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by Camille Maurane, György Sebök

Francis Poulenc : Le Bestiaire, “La Carpe” — Camille Maurane.

Son inconduite ne laissait rien à désirer : elle donnait tout.
Sacha Guitry, Maximes, pensées, anecdotes, p. 78.

Faut-il, mon dieu, faut-il que les choses nous soient mal enseignées quand nous sommes petits pour que nous en soyons plus tard à ce point dégoûtés ! (…) Lorsque j’étais enfant, je m’étais convaincu que la vie devait se passer à réciter les départements, car on ne cessait de me demander si je savais enfin mes départements. (…) J’avais fini par me convaincre que j’étais un ignorant… Mais un beau jour, enfin, j’ai su la vérité, et j’ai compris que les grandes personnes n’ayant jamais pu apprendre leurs départements essayaient de les faire apprendre à leurs enfants dans le cas où, un jour, ils en auraient besoin, eux !

— Sacha Guitry, cité dans Pensées, maximes et anecdotes, p. 150.

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Wolfgang Amadeus Mozart : Così fan tutte, “Tradito, schernito” — Bernard Richter, Le Cercle de l’Harmonie, Jérémie Rhorer.

c’est une tache d’huile sur l’étamine de votre vertu.
Louis Fuzelier, Les Vacances du théâtre, sc. 8.
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by Anne Sofie von Otter, Bengt Forsberg from the album: Sibelius: Songs, Vol. 1

Jean Sibelius : Vitsippan, op. 88 n. 3 — Anne Sofie von Otter, Bengt Forsberg.

Se vitsippan hur täck hon är,
    men ack! hur förgänglig.
Knapp av din hand hon bryts,
    innan han dör i din hand.
Henne i ömhet lik som i täckhet,
    akta dig flicka,
Att, av förförar’n kysst,
    du ej må vissna som hon. 


Traduction ici / Translation here.